Französische Texte

In diesem Jahr war ich von einer französischen Fachgesellschaft (groupe polyhandicap de france) eingeladen worden,
einen Vortrag in Paris zu halten zum Thema: Eine Erziehung der Nähe.
Michel Belot, ein geschätzter Kollege aus Toulouse, hat den Vortrag in ein lesbares Französisch gebracht.
Dafür danke ich ihm sehr.
Reden kann ich französisch ganz ordentlich, aber für’s korrekte Schreiben langt es nicht ganz.
Manche der Gedanken dieses Vortrages „funktionieren“ nur auf französisch, eine Übersetzung wird nicht ganz einfach werden.

Der von mir „erfundene“ Begriff polyéduquer lässt sich nicht übersetzen.
Er ist aus polyhandicap ( etwa: schwere Mehrfachbehinderung und éduquer: erziehen) zusammengesetzt.
Dieses Wort signalisiert so etwas wie: auf vielen unterschiedlichen Wegen erziehen.
Von den französischen Kollegen wurde der neue Begriff gerne aufgenommen, um das Besondere zu kennzeichnen, das die Erziehung „unserer“ Kinder ausmacht.

Education de près

A FROHLICH Unesco 2016 – 2 photos

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Andreas FROHLICH

Colloque du Groupe Polyhandicap France UNESCO – 2 JUIN 2016

Je vais essayer d’expliquer mes idées autour de « l’éducation de près ». C’est un titre que l’on m’a suggéré, je ne l’ai pas choisi mais je relève volontiers le challenge.

Ma profession n’existe pas en France. Je ne suis pas éducateur, je ne suis pas instituteur, je ne suis pas thérapeute, mais ma profession, correspond à quelque chose entre celles-là.
En Allemagne, l’éducation spécialisée est enseignée à l’université, une matière comme apprendre le latin ou la géographie. Une fois diplômé, on exerce dans les écoles pour enfants handicapés : avec surtout des enfants handicapés mentaux et, depuis les années 1970 avec les enfants polyhandicapés.

Ces écoles, organisées et systématisées en Allemagne ont un rôle important, mais on peut aussi envisager l’éducation dans d’autres situations.

Seite2_22.10.01Si on parle d’éduquer, il est nécessaire et utile de rappeler l’origine latine « ex-ducere » : (ex-duco : je guide hors) et de faire le lien avec la philosophie des grecs anciens, l’allégorie de la caverne de M. PLATON.

Des hommes sont prisonniers dans une salle d’une caverne sombre, autour d’un feu. La lumière des flammes reflètent sur les murs des ombres d’autres personnes qui sont dans une autre salle. Mais pour ces prisonniers, les ombres sont la réalité car ce sont des choses qu’on peut voir. Ce n’est qu’en les sortant de la caverne et en les guidant vers la lumière qu’ils peuvent comprendre que les ombres ne sont pas des choses réelles.

Ce processus, de sortir de la caverne, de « guider hors » est l’idée originelle de l’éducation.

Seite3_22.17.15Seite3_22.17.37Alors, on peut se demander : Y a-t-il aussi une caverne pour les enfants polyhandicapés ? Certainement…
Leur existence humaine, comme l’existence de toute autre personne, est sous les influences de leur corps. Mais peut-être que les personnes polyhandicapées sont plus fortement sous cette influence, avec un corps qui ne fonctionne pas comme les autres, qui est limité dans beaucoup de fonctions et qui « enferme » parfois la personne.

Alors, pour éduquer, on devra prendre en considération le corps et être en contact direct, dans un contact corporel, avec eux.
Cela ne correspond pas à la conception habituelle de l’éducation.

Seite4_22.17.52Lorsqu’un pédagogue, un éducateur, un instituteur, parle d’éduquer, il ne va pas se référer directement à Platon.
Pour eux, habituellement, éduquer veut dire :

  • Adapter les comportements d’une personne aux besoins de la société et de l’environnement, (et la psychologie a eu beaucoup de résultats chez les comportements des personnes handicapées).
  • « Faire apprendre » est notre idée générale pour les élèves de nos écoles. Eduquer d’un point de vue humaniste est un processus qui vise à passer « du sauvage aux sage », et ceci durant toute notre vie. Nous tous, nous sommes dans ce processus et peut-être –je vous le souhaite- que quelques-uns y vont arriver.
  • D’un point de vue un peu plus sociologique, éduquer, c’est préparer les enfants pour devenir la prochaine génération : travailler, produire, avoir des enfants, faire de la politique… Or, il est clair que nous pouvons dire que les enfants polyhandicapés ne seront pas porteurs de la prochaine génération.

Les enfants polyhandicapés sont très particuliers et ne rentrent pas complétement dans ces objectifs généraux. Cependant, ils sont aussi pleinement des personnes humaines et ont besoin d’éducation. Ils nous montrent avec leur particularité qu’éducation et humanité sont toujours très reliés.

Seite5oben_22.18.Si on prend la situation à l’école traditionnelle, telle que nous la connaissons, c’est une balance entre enseigner et apprendre, entre instituteur et élèves. Il y a parfois des relations très intenses, stimulantes, pleines d’enthousiasme quelquefois, mais ce qui est bien clair dans notre système scolaire, c’est qu’il y a toujours une distance corporelle entre l’enseignant et l’élève. On ne touche pas l’instituteur, on ne touche pas l’élève. La mise à distance corporelle est très importante.

Pour éduquer des personnes polyhandicapées, il faudra sortir de l’école traditionnelle pour nous adapter à leurs particularités

Seite5unten_22.18Les enfants polyhandicapés ont des restrictions sensorielles de manière spécifique :

– restriction visuelle (ils ne sont pas nécessairement aveugles mais ils ne peuvent pas utiliser de manière significative ce qu’ils voient)

– même chose avec l’audition : les mots que j’utilise, c’est peut-être pour une personne polyhandicapée seulement un bruit, un son, mais ce n’est pas un moyen utilisable pour l’éduquer,

– de même les mains sont souvent utilisées non pas comme outils pour changer l’environnement, pour le manipuler, mais comme un moyen pour se stimuler, pour se mutiler, dans un cercle fermé.

Si on ne peut pas utiliser les moyens sensoriels de l’éducation classique (écouter, voir), il faut donc en chercher d’autres.

Seite6_22.18.45                 Un collègue autrichien disait qu’éduquer, c’est faire chose commune avec les enfants. Pour moi, « faire chose commune », cela n’est pas possible ni correct avec les enfants polyhandicapés. Je préfère le terme de « poly-éduquer », que je vais préciser.
Si la position de l’éducateur change, s’il se met du côté de la perception des enfants polyhandicapés, il lui faudra c’est sûr, agir souvent contre l’avis des autres et contre les traditions. Il aura besoin de beaucoup de courage, de créativité et de motivation.

Si je devais trouver un mot pour exprimer cette approche de l’éducation, ce serait « poly-éduquer ».

  • Cela suppose une modification dans l’échange entre l’instituteur, l’éducateur, et ces enfants. Ce ne sont plus les mots, ce ne sont plus les dessins sur le tableau… qui peuvent opérer, il faut trouver d’autres moyens. Par exemple, j’ai parlé de modifier la distance, avec une distance corporelle très proche.
  • Cela suppose une modification de la sensorialité : La vue, l’écoute ne sont pas les meilleurs canaux sensoriels pour effectuer nos activités. Les personnes polyhandicapées utilisent plutôt : l’odorat, le touche, le goût… C’est-à-dire tout ce que l’on ne peut pas faire durant toute scolarité dans une école traditionnelle ! Car, on est totalement préoccupé par dire : on ne fait pas ça, on ne touche pas quelqu’un, on ne renifle pas quelqu’un….

A l’école, il est difficile de modifier les matières à apprendre et les manières d’apprendre. Les enfants polyhandicapés n’apprennent pas Ce l’économie ou la déclinaison des verbes en latin. Ce sont d’autres choses, différentes, que peuvent apprendre les enfants polyhandicapés, mais qui sont toujours la découverte d’un aspect du monde.

Seite8_ 22.19.02Pour se mettre dans ce processus d’éduquer des enfants polyhandicapés, pour faire des choses communes avec ces enfants, il faut avoir une communication adéquate que nous appelons communication primaire, celle d’avant les mots, d’avant les gestes conventionnels :

  • c’est le toucher,
  • c’est aussi la respiration (si on respire ensemble, on est très proche, on peut s’exprimer par la respiration et montrer à l’autre qu’on est très attentif, qu’on est nerveux ou au contraire très calme, il ne faut pas être inquiet, on peut parler avec le souffle).
  • Ce sont des mouvements de très faible amplitude, que nous appelons des micro-mouvements. On peut sentir chez quelqu’un la tension musculaire, les limites du mouvement… Tout ceci raconte beaucoup sur la personne (une certaine ouverture ou au contraire avoir peur). La spasticité n’est pas seulement un processus pathologique, c’est aussi une expression, une communication et on peut y répondre également dans ce registre.
  • Notre voix aussi est très importante et les hommes ont peut-être un avantage quand ils parlent très bas car ils peuvent produire des vibrations corporelles et les transmettre à quelqu’un très près d’eux comme les vibrations que l’on ressent dans notre vie intra-utérine.

    On peut s’organiser sur un plan de communication primaire : cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas verbaliser mais plutôt réduire la parole car nous oublions souvent, en parlant, nos autres possibilités de communiquer.

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                       Je pense que dans l’éducation des enfants polyhandicapés, il y a deux éléments très importants : Le contact corporel et la résonnance. C’est-à-dire comment répondre corporellement aux petites émotions, aux petits mouvements que l’on peut remarquer ou sentir chez des enfants.

Pour communiquer, c’est toujours nécessaire de répondre même si nous ne sommes pas sûrs, pas convaincus d’avoir bien compris, il faut essayer quand même et après peut-être qu’il y aura une réponse en retour à notre réponse et c’est le commencement d’une communication.

Kreativität von Kindern mit schweren Behinderungen

Dieser Text war ursprünglich ein Beitrag zu dem Buch
Ausbildung und Kunst – die Bedeutung des Künstlerischen für
sozial- und heilpädagogische Berufe
Herausgegeben von Andreas Fischer
Bern 2006

Durch die kürzliche Begegnung mit einer jungen Heilpädagogin und Kunstvermittlerin wurde ich an diesen Text erinnert. Da das Buch leider nicht so sehr viel Verbreitung gefunden hatte, möchte ich meine Überlegungen hier nochmals vorstellen. Ich habe die literarische Form eines Briefwechsels gewählt, habe die persönliche Anrede verwendet – aber diesen Briefwechsel und die darin erwähnten Gespräche gab es so nicht, leider.

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Kreativität für Hans

Kreativität von Kindern mit schweren Behinderungen

Landau, den …

Lieber Hans,

hattest Du mich beim Weggehen noch nach Kreativität gefragt, oder bilde ich mir das nur ein? Jedenfalls lässt mich die Frage jetzt nicht mehr los und mit sehr vielem von dem, was ich gelesen habe, bin ich einfach nicht zufrieden.

Kreativität, das ist wieder einmal so ein Gedankenkonstrukt, bei dem man ja nun wirklich nicht sagen kann, dass Kreativität an sich exis- tiert. Wir tun so, als habe jemand Kreativität, als habe sich Kreativität in jemandem eingenistet und würde dort zum Wirken kommen. Dabei kennen wir doch nur Menschen, deren Verhalten uns immer wieder überraschend vorkommt, ganz speziell ihr künstlerisches Ausdrucksverhalten, die nennen wir dann kreativ. Die Schlussfolgerung, es gäbe so etwas wie Kreativität, beruht, so meine ich, auf einem sprachlichen Irrtum. Unsere Fähigkeit schnell ein Substantiv zu formulieren, ver- führt uns dazu, zu glauben, dass es dies als Sache, als Ding, als etwas Festes, Eigenes gäbe.

Also fange ich meine Antwort damit an, dass ich erst einmal Kreativität abschaffe. Ich will aber festhalten, dass es Menschen gibt, die dieses Überraschungsverhalten in ihrer beruflichen, in ihrer künstlerischen, in ihrer sozialen Verhaltensweise zeigen. Überraschung, unerwartetes Hervorbringen, das gehört ganz sicherlich zu dieser Frage, die Du mir vielleicht gestellt hast. Weiterlesen

Veröffentlicht unter Kunst

Andreas Fröhlich Schule

Vorwort

Klepsau im Tal der Jagst – da gab es bis vor wenigen Wochen eine kleine Schule für Kinder mit körperlichen und mehrfachen Beeinträchtigungen. Seit 2001 trug diese Schule meinen Namen, Andreas Fröhlich-Schule. Ländlich, idyllisch, heimelig, naturverbunden – so könnte man die Situation beschreiben.

Nun ist die Schule umgezogen, in ein Schulzentrum, einen eher funktionell-sachlichen Neubau. Zusammen haben alle Schüler eine ebenfalls neue Mensa, einen angepassten, „barrierefreien“ Schul-Spielplatz / Pausenhof.

Begegnungen sollen möglich werden, gemeinsame Aktivitäten und gemeinsamer Unterricht, eine moderate Form inklusiven Unterrichts ist das Ziel der Veränderungen.

Die Eltern freuen sich, dass ihre Kinder nun zusammen mit allen anderen Kindern in die Schule gehen. Therapeutinnen und LehrerInnen sehen viele neue Aufgaben, die es zu meistern gilt.

Eine Einweihungsfeier fand statt, Bürgersaal, Mensa und Schule im Schulzentzrum von Krautheim an der Jagst ( in dieser kleinen Stadt tat Götz von Berlichingen seinen berühmten Spruch!). Auch jetzt, am neuen Standort in den neuen Gebäuden heisst die Schule Andreas Fröhlich – Schule und ist ein Sonderpädagogisches Bildungs- und Beratungszentrum für körperliche und motorische Entwicklung, einschliesslich Aussenklassen und Schulkindergarten (SBBZ).

Ein paar Gedanken sollte ich zur Einweihung beisteuern:

Zukunft und Chancen im Zentrum Krautheim

Immer möchten Menschen gerne in die Zukunft schauen, möchten wissen, was da auf sie zukommt, möchten sich vorbereiten, wappnen, schützen oder schon mal auf kommende Erfolge anstossen.
Ja, wenn man nur wüsste, was die Zukunft bringt.

Wir wissen es nicht und auch wissenschaftliche Prognosen sind nur etwas komplexere Wetten auf die Zukunft.
Aber Überlegungen kann man anstellen und Wünsche, die darf man frei formulieren.

Wir haben in den vergangen Jahren seit der Ratifizierung der UN Charta Rechte behinderter Menschen eine beeindruckende Bewegung erlebt, der es gelungen ist, die Lebensumstände vieler Menschen mit Beeinträchtigung in ein anderes, neues Licht zu rücken. Die alltäglichen kleinen und grossen Hindernisse, der heimlich oder offene Ausschluss, die Diskriminierungen – all das wurde vielen jetzt wirklich deutlich bewusst. Im Gesundheitswesen, in der Bildung, beim Bauen, im Beruf wurde „Barrierefreiheit“ ein zentrales Stichwort. Wir erleben derzeit einen deutlichen Wandel, behinderte Menschen werden mitgedacht, sie gehören dazu.

Als vor Jahren eine kleine Schule in Klepsau mich als Namenspaten gewählt hat, habe ich daran eine Bedingung geknüpft.

Niemals, so lautete diese, dürfe eine Kind „wegen der Schwere seiner Behinderung“ nicht aufgenommen werden. Mir liegen diese Kinder, Jugendlichen und Erwachsenen besonders am Herzen, die so schwer beeinträchtigt sind, dass sie sich selbst kaum mitteilen können, dass sie in nahezu allen Aktivitäten des täglichen Lebens Hilfe und Begleitung brauchen. „Schwerstbehinderte“ Menschen eben. Leider – das muss man deutlich sagen – finden diese Menschen in der UN Charta keine Erwähnung. Schaut man sich alle die Hinweise im Text an, die sich konkret auf Menschen mit Behinderung beziehen, so wird man feststellen, dass an die Gruppe dieser Menschen nicht gedacht worden ist. Ihre Lobbyisten haben offenbar bei der Erstellung der Resolution gefehlt. Wieder einmal.

Und daraus würde ich gerne in Zukunft eine Chance für „meine“ Schule machen. Eine Schule, die versucht, wirklich für alle Kinder Partizipationsmöglichkeiten zu entwicklen. Will man sehr schwer und komplex beeinträchtigten Kindern Partizipationsmöglichkeiten erschliessen, so muss man die schon ein bisschen ausgetretenen Pfade des gemeinsamen Unterrichtes wahrscheinlich verlassen. Dabei sein, wenn andere etwas tun,

etwas hingehalten bekommen, mit dem andere arbeiten, ein farbiges Tuch übergelegt bekommen, das vielleicht für die anderen ein Symbol für etwas ist – das ist noch keine Partizipation.

Schule soll Bildung vermitteln – für alle. Ich beschreibe Bildung gerne als Partizipation am kulturellen Erbe der Menschheit.

Dazu gehört sehr viel, alles, was der Mensch im Laufe seiner vieltausendjährigen Geschichte entwickelt hat, Sprache, Schrift, logisches Denken, aber ebenso die Ausdrucksformen der Zuneigung, das Alphabet der Gefühle, die unterschiedliche Zubereitung des Essens und die Variationen des Geschmacks, die Kleidung, die Hygiene, das Konfliktmanagement im Alltag – all das ist kulturelles Erbe, an dem wir uns beteiligen wollen und sollen. Wir sollen nicht nur Anteil haben, etwas abbekommen davon, sondern wir sollen uns auch beteiligen, also unseren Teil dazu geben. dann erst kann von Partizipation die Rede sein.

Und das muss auch für Kinder, für junge und alte Menschen mit schwersten Beeinträchtigungen gelten.

Ihre Erfahrung mit Schmerz, ihr Wissen um das Leben in Abhängigkeit, ihre Fähigkeit Stimmungen sensibel zu erspüren, ihre Kompetenz, Gefühlen unmittelbar Ausdruck zu geben – das muss als ein Teil unseres sich ständig weiter entwickelnden kulturellen Erbes wertgeschätzt werden.

Wenn nun die Andreas Fröhlich Schule sich im Schulzentrum Krautheim darauf einlässt, mit anderen Schulformen intensiv zu kooperieren, den Gedanken der Gemeinsamkeit in die Praxis umzusetzen, dann muss auch diese besondere Lebenswirklichkeit ein Teil des Ganzen werden.

KInder sind nicht gleich, es gibt keine wirkliche Homogenität der Schülerinnen und Schüler, ihre Lebensumstände sind verschieden, sehr verschieden oft.

Die Begegnungen mit Kindern aus Familien, die Flucht, Vertreibung, Krieg, Angst, Todesgefahr, Gewalt und Hilfsbereitschaft erfahren haben, zeigt uns deutlich – wenn wir die Augen nicht verschliessen – wie unterschiedlich Kinderleben sein können. Und wie behutsam man daran gehen muss, eine gemeinsame positive Erfahrungswelt für Kinder aufzubauen. Auch für die, denen bislang – und Gott sei Dank – nichts Schlimmes zugestossen ist.

Aber auch sehr schwer behinderte Kinder sind „Überlebende“. Ihre Schwangerschaft, die Geburt, die frühe Zeit danach waren wahrscheinlich extreme Krisenzeiten. Eine Krankheit, ein Unfall, eine genetische Veränderung haben sie an den Rand des Lebens gebracht, sie konnten gerade noch auf die Seite des Lebens gezogen werden. Da gibt es viele nachdenkenswerten Gemeinsamkeiten.

Für mich wäre es ein starker Wunsch, wenn die Kinder aus den wohlbehaltenen Familien, die Kinder, deren Lebensweg als Karriere schon vorgezeichnet scheint, etwas davon partizipieren könnten, was es heisst zu überleben. Wie grossartig es sein kann, einfach am Leben Teil zu haben, mit anderen Kindern zusammen. Das ist nicht zuerst eine Frage der richtigen didaktischen Vorbereitung, das hat auch wenig mit dem passenden Arbeitsmaterial und schon gar nichts mit dem Erreichen des Klassenzieles zu tun. Schule sollte ( manchmal wenigstens) erkennen können, dass sie für die Kinder da ist, dass sie den jungen Menschen einen Platz zum Leben anbieten soll, durchaus auch zum Lernen. Aber bitte nicht zum Lernen von „Stoff“, der seinen Sinn schon verliert, wenn er einmal abgefragt ist.

Durch ein allzu enges Verständnis von Bildung schafft sich das System Schule selbst Schwierigkeiten, produziert gewissermassen die Kinder selbst, die dann als schwierig gelten.

Ich hoffe, dass die Andreas Fröhlich Schule im Schulzentrum Krautheim mit „Gedankenfrische und Offenheit“ einen Beitrag zur Lebenswelt Schule einbringen kann. Zusammen mit „schwierigen“, mit geistig und körperlich beeinträchtigen, in ihrer Wahrnehmung, in ihrer Bewegungsfähigkeit, in ihrem Denken und auch Fühlen sehr unterschiedlichen, ja, manchmal „fremden“ Kindern, kann man auch die Welt anders, differenzierter und bunter sehen.

Das wären doch Chancen und Hoffnungen, oder?

 

 

 

Eine Sprache der Nähe

Eine Sprache der Nähe… genau das wäre es.
(Hanns-Joseph Ortheil, Liebesnähe S.286)
Aspekte einer Begegnung auf der Grenze.

Grenzerfahrungen sind nach Karl Jaspers jene Erfahrungen im Leben eines Menschen, in denen er nicht mehr auf Vorerfahrungen, auf Routinen, auf Gewohntes zurückgreifen kann. Es sind Erfahrungen, die ihm deutlich werden lassen, dass er an die Ränder seines bisherigen Lebens kommt. Solche Grenzerfahrungen sind in der Begegnung mit lebensverkürzend erkrankten Kindern eher die Regel als die Ausnahme. Und zwar im doppelten Sinn, die Kinder selbst geraten an die Grenzen ihrer bisherigen Welt, an die Grenzen ihrer bisherigen Erfahrungen und wohl auch an die Grenzen ihrer Vorstellungen. Aber auch die Familie findet sich in Situationen, in denen sie nicht auf Erfahrung, Wissen, erworbene Kompetenz zurückgreifen können.

Diejenigen, die ehrenamtlich oder beruflich sehr schwer erkrankte Kinder begleiten, haben sich im Lauf ihrer engagierten Arbeit natürlich gewisse Erfahrungen angeeignet. Sie können ganz sicher auf einiges zurückgreifen, was ihnen, den Kindern und ihren Angehörigen hilft, mit der Grenzsituation ein wenig besser zurecht zu kommen.

Ich möchte Möglichkeiten andeuten, mit sehr schwer und mehrfach behinderten Kindern in Kontakt zu kommen und in Kontakt zu bleiben. Diese Kinder sind schon in ihren „gesunden Tagen“ eine spezielle Herausforderung für unsere Kommunikationsfähigkeit. Ihre Mimik, ihre Stimme, vor allem aber ihre meist nicht vorhandene Sprache, werden uns sehr schnell an die Grenzen unserer eigenen Kommunikationsfähigkeit bringen. Wir werden eben schnell hilflos, wenn es uns nicht gelingt, unser Gegenüber anzusprechen oder aber unser Gegenüber zu verstehen. Die Kommunikation bricht zusammen, es kann das Gefühl entstehen, man habe nichts mehr gemeinsam. hier können Sie den Vortrag herunterladen …

 

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Umberto Eco

Nun ist also auch Umberto Eco gestorben. Die Feuilletons werden ihn würdigen, seine wissenschaftlichen Leistungen in der Semiotik, seine Wirksamkeit als europäischer Intellektueller.
Vor allem aber als Schriftsteller, der in Deutschland ein besonders grosses Leserpublikum hatte und hoffentlich noch lange haben wird. Der Autor von „Der Name der Rose“, „Die Insel des vorigen Tages“, „Das Foucaultsche Pendel“ , meines persönlichen Lieblingsbuches „Baudolino“ und vieler kleinerer witziger, intelligenter und kritischer Schriften, hat auch ein Buch verfasst, das nicht in die Bestsellerlisten kam, das aber aus dem Blick der Rehabilitiationswissenschaften einer besonderen Erwähnung würdig ist:

Die geheimnisvolle Flamme der Königin Loana, erschienen 2004.

Wie schon in meinen Gedanken an Roger Willemsen angedeutet, handelt es sich bei der Königin Loana um einen fast klassischen Entwicklungsroman, der auf einem fiktionalen Koma mit anschliessender retrograder, fast vollständiger Amnesie, also einem totalen Gedächtnisverlust, basiert.
Der Ich-Erzähler muss sein Leben neu entdecken, er findet sich in einer Umgebung – einem Buchladen – mit ihm unbekannten Menschen wieder, von denen er nicht einmal weiss, in welchem Verhältnis er zu ihnen gestanden hat.
Ist das seine Frau, die da im Laden steht? Ist es nur eine Angestellte? Hat er vielleicht eine Affaire mit ihr? Hat er eine gehabt und ist sie beendet – er weiss es nicht mehr.

Die eigentliche „Geschichte“ besteht darin, dass Eco als Ich-Erzähler uns auf eine literarische Entdeckungsreise in die von ihm über viele Jahre gelesene Literatur mit nimmt. Literatur, die seine Person gebildet und geformt hat, die ihn als Person ausmacht.
Das wird nun für den Leser spannend – oder auch langweilig. Man kann dem Autor nämlich bald nicht mehr folgen, wenn man die Bücher, Zeitschriften und vor allem die vielen Comics, auf die er sich bezieht, nicht kennt. Selbst, wenn man belesen ist, wird es schwierig, denn seine Comic – Lesezeit dürfte ca. 70 Jahre zurück liegen. Wer von uns kennt italienische Comics aus dieser Zeit?

Wie bei Eco nicht anders zu erwarten, ist das alles sprachlich und stilistisch überaus gut gelungen, man kann das Buch allein von da aus mit Vergnügen lesen, wenn man am Lesen über das Lesen Vergnügen hat.
Fast 500 Seiten sind da zu lesen, ein dickes Taschenbuch.
Und am Ende ein Satz, der angesichts seines Todes neue Bedeutung bekommt:

Ich spüre einen kalten Hauch, ich hebe die Augen
Warum wird die Sonne auf einmal so schwarz?

In Erinnerung an Roger Willemsen

kleine lichterBildschirmfoto 2016-02-19 um 22.15.31 In Erinnerung an Roger Willemsen, gestorben im Februar 2016.
Vor etlichen Jahren fiel mir auf, dass damals zunehmend Romane auf den literarischen Markt kamen, die Koma oder Wachkoma zum Thema hatten. Bedeutende Schriftsteller, grosse Romanautoren, aber auch Kriminalroman- Schreiber und weniger begabte Unterhaltungsschriftsteller beteiligten sich an dieser Thematik. War es eine Mode?
Insgesamt gut vierzig Romane las und untersuchte ich, Studierende halfen mir dabei, steuerten ihre eigene, deutliche „jüngere“ Sicht bei.
Ich möchte dieses Thema heute noch einmal aufgreifen, vielleicht irgendwann auch nochmals aktualisieren. Ein Ausschnitt aus dieser nie veröffentlichten Arbeit, die ich bisher nur einmal in Form eines Vortrages vorstellte:
Die herangezogenen Romane befassen sich zentral oder am Rande mit dem Phänomen Koma bzw. Wachkoma. Von den Autoren wird häufig kein Unterschied zwischen den beiden Formen gemacht, man darf vermuten, dass der Unterschied ihnen nicht wirklich bekannt ist oder ihnen vernachlässigbar erschien. Oft genug geht es um ein – fachlich gesehen – fiktionales Koma, dem aber im Roman hohe Bedeutung zukommt. Sprechen wir im weiteren Verlauf vom Motiv Koma bzw. Wachkoma, das sich in bis jetzt etwa 40 Romanen gefunden hat. Dieses literarische Motiv Koma/Wachkoma beeindruckt offensichtlich viele Autoren durch seine Radikalität, durch die Infragestellung der meisten, ansonsten für Menschen als unverzichtbar angenommenen, Eigenschaften eines Menschen. Im Sinne Karl Jaspers handelt es sich bei Koma um eine Grenzsituation, die offensichtlich literarisch sehr reizvoll zu sein scheint. So eine Situation wurde vorher nie erlebt, es gibt kein Beispiel, an den man sich orientieren kann, man betritt absolutes Neuland. Weiterlesen

Was ist ein Kind? Was braucht ein Kind?

Vor drei Jahren schrieb ich erstmals an diesem Text. Ein Enkelkind war gerade auf die Welt gekommen, unter recht dramatischen Umständen. Dem Kind heute geht es gut, es ist gesund und entwickelt sich ganz normal. Und jetzt wieder ein Kind, wieder scheinen wir alle zusammen Glück gehabt zu haben. Was nicht selbstverständlich ist. Wir sind froh.

Dieses Kind wurde von vielen erwartet, vom älteren Geschwisterkind, von den Eltern, den Großeltern, von Tanten und Onkeln, vom Cousin und den Cousinen. Erwartungen entstanden bei allen, stille Hoffnungen und unbenannte Sorgen. Das Kind kommt in eine Familie, die ihm einen Platz zuweist. Drum herum Freunde und Bekannte, Nachbarn, die Hebamme und die Ärztinnen in der Klinik, alle mit einem Bild von diesem Kind.

Diese Bilder werden wirken. Die Erwartungen warten auf Erfüllungen, das Kind ist zum „Zukunftsträger“ der Familie geworden – und so lange es noch sehr klein ist, noch kaum „Individualität“ entwickelt hat, desto leichter lässt es sich mit solchen Erwartungen versehen. Diese sind meist nicht bewusst, sind nicht ausformuliert, stellen keine Forderung dar – aber sie sind da und bestimmen die weitere Entwicklung mit.

Meine Perspektive ist die des Großvaters, eines Großvaters, es gibt ja noch den anderen. Ich bin altersmäßig sehr weit weg von diesem Kind. Innerhalb der engeren Familie stellen wir die beiden Pole dar, zeitlich betrachtet.

Bin ich nun reif, geschickt, mündig, entwickelt, wissend, gebildet – bin ich vielleicht fertig in der doppelten Bedeutung des Wortes? Bin ich ruhig oder verbraucht? Vieles davon ist eine Frage der Perspektive. Ist mein neugeborenes Enkelkind unreif, ungeschickt, unmündig, unentwickelt, unwissend, ungebildet, unfertig, ständig unruhig? Oder doch eher unverbraucht?

Das „un-“ signalisiert, dass man Babys für nicht oder noch nicht ganz entwickelt halten könnte, dass sie eine „Vorform des Eigentlichen“ sind. Mit guten Gründen kann man eine solche Sicht kritisieren, dies wurde auch schon oft getan. Wenn wir heute davon ausgehen, dass Kinder nicht nur eine frühe Minusvariante der Erwachsenen sind, sondern eigenständig und in ihrer jeweiligen Entwicklung so etwas wie perfekt, dann muss das auch für die Pädagogik sehr schwer beeinträchtigter Kinder Konsequenzen haben.

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